Les jardins ouvriers issus de la révolution industrielle ont connu leur période de gloire jusqu'au milieu du XXe siècle, mais semblaient condamnés par les Trente Glorieuses et les nouveaux modes de vie de la société de consommation. La crise économique et les préoccupations écologiques de la fin du XXe siècle ont redonné de l'intérêt aux jardins vivriers et incité certaines communes à créer de nouveaux sites. Nîmes et le département du Gard sont exceptionnellement riches de ces jardins, qui nous rappellent le passé industriel et minier de cette région. Loin de l'image convenue des pittoresques scènes estivales, l'hiver découvre sous un soleil bas l'architecture dépouillée des lieux et révèle l'ingénieux labeur solitaire prometteur des récoltes à venir… Bien plus qu'un voyage exotique chez des jardiniers d'une époque révolue, il est question d'une activité fondatrice, plusieurs fois millénaire et porteuse d'un sens plus que jamais d'actualité. Vincent LARBEY Sociologue Association ETAT des LIEUX
Route d'Arles, jardin ouvrier de Nîmes.
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Association Côté Jardins Solidaires, Route d'Arles, Jardin ouvrier de Nîmes, Gard.
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"C'est un coin de paradis. On a des légumes qui poussent normalement, qui ont un goût différent de ceux qu'on achète. Le jardin, c'est un ensemble de vie. Discuter avec les collègues, c'est intéressant. Celui qui fait un semi, il offre des plants aux autres. C'est du convivial à 100 %. Et l'avantage, c'est qu'ici, on est en pleine ville." Max Rafinesque, Rue de Londres, Jardin ouvrier de Nîmes, Gard.
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"Le jardin c'est une bonne chose pour passer le temps, et avoir un potager pour les légumes. On se sent bien, dehors. Le jardin, c'est à mon mari, il connaît beaucoup de monde. C'est une famille, ils se parlent tous." Mme de Souza , Route d'Arles. Jardin ouvrier de Nîmes, Gard.
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Jardin du Cheminot, Jardin ouvrier de Nîmes, Gard.
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"On a le jardin depuis 2 mois. C’est une économie et un plaisir. Ça permet de retrouver le contact avec la nature." Monsieur et Madame Langlois, Mas de Cheylon, Jardin ouvrier de Nîmes, Gard.
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"J’ai toujours jardiné. C’est un plaisir, c’est pas une question de rentabilité. Même si je suis très heureux si ça donne, c’est une détente avant tout..." Daniel Berthet, Mas de Cheylon. Jardin ouvrier de Nîmes, Gard.
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Jardin du Cheminot, Jardin ouvrier de Nîmes
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"Le jardin c'est un moment de détente, une façon de voir autre chose. C'est un plaisir avant tout. Y'a 2 ou 3 ans que je me suis mis à jardiner, et ça m'a plu. Je viens le soir, après le travail. Évidemment, on en profite aussi pour les légumes, mais c'est avant tout une passion." Jean-Marie Bujolas, Mas de ville, Jardin ouvrier de Nîmes, Gard.
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Jardin du Cheminot, Jardin ouvrier de Nîmes, Gard.
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"C'est un loisir, et en même temps, on sait ce qu'on mange. On traite au minimum, on peut manger de bons légumes. C'est une distraction, j'y vais souvent. Ça permet de sortir de la maison, on prend l'air. Je connais tous les jardiniers autour de moi. Ça fait partie du jardinage de discuter. Des fois, on passe plus de temps à bavarder qu'à jardiner." Denis Dupré, Mas de Ville. Jardin ouvrier de Nîmes, Gard.
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Jardin du Cheminot, jardin ouvrier de Nîmes, Gard.
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"C’est un passe-temps, pour sortir un peu de la maison. À la maison, les enfants y crient, les voitures y passent, la voisine, elle tape en haut... On arrive ici, on est en plein air, on regarde pousser ce qu'on a planté, on trouve des amis, on discute... on revit quoi. Et les légumes, ça améliore comme on dit l'ordinaire. C'est simple comme le bonjour." Victor Pastoul, Mas de Ville. Jardin ouvrier de Nîmes, Gard.
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Association Côté Jardins Solidaires, Jardin ouvrier de Nîmes, Gard.
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"C'est notre promenade, notre détente. On est bien qu'au jardin. On habite en HLM, alors on est bien là, on a l'air, la tranquillité. On vient toutes les après-midi, sauf le mercredi. J'aime la terre moi. On est bien, on blague avec les voisins. Et puis y'a des légumes. Ils en vendent aussi, mais c'est pas des nôtres." Mr et Mme Pelatan, Route d'Arles. Jardin ouvrier de Nîmes, Gard.
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"Le jardin c’est un passe-temps, une occupation. Je suis à la retraite, qu’est-ce que vous voulez que je fasse? Je viens depuis 30 ans. Ne rien faire c'est ennuyeux… Et puis on les mange les légumes." Mr Brun, Route d'Arles. Jardin ouvrier de Nîmes, Gard.
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Jardins ouvriers des employés municipaux. Jardin ouvrier de Nîmes, Gard.
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Jardin du Cheminot, jardin ouvrier de Nîmes.
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"J’ai toujours jardiné. C’est un plaisir, c’est pas une question de rentabilité. M^me si je suis très heureux si ça donne, c’est une détente avant tout..." Daniel Berthet, Mas de Cheylon. Jardin ouvrier de Nîmes, Gard.
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Jardins ouvriers des employés municipaux. Jardin ouvrier de Nîmes, Gard.
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"J’ai commencé le jardin j’avais 30 ans, à la route d’Arles. Ils ont enlevé pour faire des villas. Pour moi c’est un passe-temps. Je travaillais que le matin… C’est pas les légumes, on ramasse rien. Je suis seul. Moi les légumes, je les donne." Louis Ubassy, jardins ouvriers des employés municipaux.
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"Le jardin, c'est une récréation. A la maison tu regardes la télé, c'est toujours la même chose. Alors qu'ici, tout y t'occupes: travailler le terrain, planter, couper du bois, peindre la fenêtre... Et acheter les légumes, c'est cher maintenant. Et c'est pas si bon. Le jardin si tu l'aimes pas, ça te sers pas comme tu veux." Rios et Pilar Françisco, Route d'Arles. Jardin ouvrier de Nîmes, Gard.
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Rue de Londres. Jardin ouvrier de Nîmes, Gard.
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